Olivier Moly photographer, dreamer, adventurer…

Archive for ‘February, 2013’

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Difficult to leave this new family, Jean and Ron helped me to improve my backpack with two foam pieces to put behind my back and Ron gave me a dictionary to learn how to speak Maori and gave me a Maori name “Oriwa”. Sad to leave but happy to have met lovely people like them. The road led me to the little Koitiata town and I headed to the beach and followed it. A lot of logs where spreading on the beach, seagulls catching the wind, soaring and looking for fish dropping on the shore by the sea. The high tide and the soft sand forced me to take the Santoft forest track behind the dunes going through pines forest and following an oil pipeline. I found a little hedgehog dying on the middle of the track, maybe because the hit, I gave it some water and left him on the shade, maybe it’s going to survive. After some kilometres the track turned inland in Santoft Forest to end on a road that I followed until Bulls. There I bought a pie and a drink and while I was eating Glenice and Phil went to talk to me and offered me to stay at their house. They were so kind to me, I met their daughter Sabine and all of us had a chat around a cup of tea while I was eating a nice dinner prepared by Glenice. It’s unbelievable how people in New Zealand are welcoming and helpful. I hope to meet them again.

Ce n’est pas facile de les quitter, pourtant avec l’habitude je pensais pouvoir partir le coeur léger serein, il n’en est rien. Toujours cette impression de mettre un terme à quelque chose d’agréable, je voudrais rester mais ce n’est pas si simple. Avant de partir Jean améliore mon sac à dos avec deux carrés de mousse et Ron m’offre un vieux dictionnaire Maori-Anglais et me donne mon nom Maori “Oriwa”. Je reprend la route à la fois triste sans trop de regret parce que je me force à ne pas en avoir et alléger par cette rencontre qui a été simplement magique. Le petit village de Koitiata sonne la fin de cette longue marche en bord de route, je rejoins enfin la plage. La lumière est surprenante et cette plage couverte de troncs échoués ressemble à un cimetière où les mouettes se marrent et tentent de planer contre un vent déchainé. L’envie de les suivre et forte mais mon sac me clou au sol et j’ai perdu mes ailes, alors je m’assis et rêve. Rêve de pouvoir prendre chacune de ses brises et m’envoler au loin sans ressentir aucune fatigue. Ma progression se fait de plus en plus difficile, la marée me poussant toujours plus près des dunes et du sable mou. Je rejoins donc le sentier passant par la forêt derrière les dunes suivant un conduit d’huile. En chemin, je trouve un hérisson mourant, certainement le soleil, je le dépose à l’ombre ne pouvant rien faire d’autre je lui donne un peu d’eau et l’arrose avec le peu d’eau qu’il me reste pour le rafraichir. Difficile de le transporter dans mon sac à dos et personne ici ne voudra le soigner sachant qu’ils sont considérés comme espèce nuisible. Quelques kilomètres plus tard le sentier s’éloigne de la plage traversant forêt et routes. J’atteint enfin Bulls une petite ville dans laquelle je trouve de nombreuses boite à lettres étonnantes. Dégustant une tarte et soda, Glenice et Phil viennent me parler, Ils me proposent de me m’héberger pour la nuit. Arrivé chez eux je fais la connaissance de leur fille Sabine et m’offrent le gite et couvert, nous discutons pendant que je dévore mes oeufs sur toasts. Je n’arrêterais pas de le répéter mais je suis assez surpris de l’accueil des Néo-Zélandais c’est déroutant d’être le bienvenue partout.

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Jean and Ron took me on a Wanganui tour, after they fed everyone at home. We first went to visit an Anglican Maori Church and the Pitiku Marae, it was really interesting to have Jean and Ron to explain me what was the different buildings and their different functions. On our way to the museum Jean fed Ron and I with two delicious milk ice cream. The museum was full of information about the first settlers living on the Wanganui River, how they built the Waka boat which was the only way for the maoris to travel long distances on river and sea. We went on the Wanganui River edge to have a lunch. And on our way to Roku’s we went to a “bonatical garden” and Castlecliff Beach. Roku and I took Millie his dog to have a swim in the Wanganui River and we met Thomas and Lucas two guys from Tchek Republic walking like me the Te Araroa, they had just finished river part. It was great to meet some Te Araroa walkers. Roku took me back home after that.

Une journée bien remplie avec un tour guidé par les meilleurs guides de la région. Jean et Ron m’ont embarqué voir une église Maori et le Marae de Pitiku. J’ai pu prendre quelque photos à l’intérieur de l’église normalement interdit, mais Jean fut tellement insistante que l’ouvrier sur les lieux a fermé les yeux. Ron qui est Maori m’a expliqué la fonction de chaque bâtiment du Marae. Et nous voilà partit en direction du muséum, chacun de nous une glace à la main comme des gamins sur le chemin de la fête foraine. Malheureusement le musée ne disposait plus de la collection de Partington, mais comme Jean sait si bien le faire elle réussit à convaincre la réceptionniste de m’amener toutes les reproductions pour que je puisses y jeter un coup d’oeil. Quatre livres remplies d’émotions, de visages, de fierté et moi assis au beau milieu de ce muséum tournant les pages bouche bée par un tel travail. Je me balade ensuite dans ce muséum à la recherche de réponses à toutes les questions que je me pose durant ma marche au sujet des Maoris et des deuxièmes colons. Toutes les réponses ne sont pas là mais l’endroit est magique pour moi comme un livre que tu dévores et ne peut t’empêcher de quitter. Nous allons ensuite prendre notre déjeuner sur les berges de la rivière Wanganui, où Jean et Ron passent leur temps à se fendre la poire sur le comportement si humain des canards et mouettes se battant pour un bout de pain. Après avoir visiter le jardin botanique nous faisons un tour rapide par la plage de Castlecliffs et ils me déposent chez Roku. Roku me prépare un super diner puis nous allons sur les berges de la rivière où je rencontre Thomas et Lucas deux marcheurs faisant la Te Araroa. Roku me ramène ensuite à la maison de Jean et Ron.

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Sarah left this morning about 7 am, I will miss her but I will see her in the South Island certainly. I finished to update my blog and left the Braemar House around 10 am. On my way I stopped on a hunting shop to replace my broken camping stove then I followed the SH4 during a fair 20 kilometres, walking on the shoulder as you know it is not my favourite but it has to be done. I walked facing the traffic on this busy road having hard time to find some shade and quiet spot out of car noise. My backpack started to fall apart, some of the sawing were totally broken and the belt was not tight enough around my hips and it was getting difficult to keep going like that but I have to keep going, I hope my bag is going to last enough time. I got to Turakina Beach Rd and started to feel tired, my feet had too much rest and didn’t get used to long walk anymore. At this moment a man went out of his house to walk his dog and started to talk to me. I asked him how far was the next campsite, he answered me about 4 kilometres more. I couldn’t keep going further and asked if he had a little spot in his garden to pitch my tent. Ron answered that he had to see with the boss, he invited me to come in and called his wife. Jean came out from the garden and with the nicest smile offered me to stay in their house, having good bed and warm shower. Around a cup of tea with one sugar and milk for myself we started to talk for hours. They are a lovely old couple full of energy and really funny, they own three racing dogs Jojo, Basil and Ross, two pigs for bacon, some cows for meat, Syd a little crazy dog that used to live by himself and hunting everything he could find and cats. It’s a really big family and all of them keep Jean and Ron really busy. Ron and I went to see the Tiniwaitara Marae a maori place used for funeral, wedding and tribe meeting. Then Jean invited her son Roku and her partner Karen to come over to have diner with us. So I met all of the family, we had a nice diner and chat. Jean offered me to stay longer and have a look at the Wanganui Museum and Wanganui itself, I accepted when she showed me this beautiful book of maori portraits “Te Awa” showing some of the Partington collection photographs. Jean told me that I could see those in the Museum and you can’t even imagine the beauty of this pictures, they just unreal. So I will stay one day with them.

Sarah est rentrée sur Auckland tôt ce matin vers 7 heure, triste de la voir partir après ces cinq jours incroyables, je la verrais certainement dans l’île Sud. J’ai finit de mettre à jour mon blog, puis j’ai quitté l’hôtel Braemar. Sur le chemin pour rejoindre la Te Araroa, un détour c’est imposé dans un magasin de chasse pour me procurer un réchaud de camping pour remplacer le miens que j’ai malencontreusement cassé. Je marche maintenant sur la Nationale 4, faisant face au trafic, la chaussée est vraiment étroite et il impossible de trouver un endroit calme et ombragé pour me reposer mais je me dois de finir cette section. Mon sac à dos me fait mal et le pose au sol à plusieurs reprise pour vérifier son état ça n’a pas l’air d’être très grave mais certaines coutures ont cassées et la ceinture avec ma perte de pois ne me tient que très peu les hanches, j’espère qu’il va tenir jusqu’à la fin. J’arrive enfin sur une route plus calme mais tout ce bruit et cet asphalte ont puisés mon énergie. Sur la route je rencontre un vieil homme s’apprêtant à promener son chien, il me salue et nous discutons quelques temps. Je lui demande si le camping en bord de plage se trouve loin, 4 kilomètres apparemment. Je me sens complètement épuisé et ne suis pas vraiment dans une forme optimale, je lui demande alors si il est possible de planter ma tente dans son jardin ou non loin de la maison. Il me répond qu’il doit voir ça avec le chef de maison et m’invite dans le jardin où il appelle sa femme. Jean sort de nulle part et avec un grand sourire me dit de poser mon bardât et de prendre mes quartiers dans une des chambres. Cette maison a une histoire particulière elle se trouvait à plusieurs kilomètres de là, Ron et Jean l’ont faite découper en deux morceaux et transportée ici, ça leur a apparemment couté moins cher. Ils possèdent trois lévriers de course, deux cochons et vaches pour la viande, un chien un peu taré qu’ils ont trouvé, il chassait hérisson et rat pour se nourrir, et des chats. Toute cette grande famille est un vrai travail pour eux, ils ont toujours quelques chose à faire. Nous prenons Ron, Jean et moi un thé et discutons. Jean me montre un livre magnifique “Te Awa”, il s’agit d’un livre de portraits Maoris photographiés par Partington. C’est une ancienne collection retrouvée dans le grenier de Partington bien après sa mort. Tout ces portraits semblent tellement irréel, tellement hors du temps. Jean me propose de voir les tirages originaux au musée Wanganui demain, j’accepte donc de rester un jour de plus avec eux.
La soirée fut pleine de rencontre, Jean a invité son fils Roku et sa compagne Karen pour diner afin de me rencontrer.

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I woke up in a cabin this morning, totally lost and still exhausted, I had to meet Sarah but I wasn’t sure if she could get to this point of the river on time. A bit worried, I walked on the village trying to find her, I came back to the campsite and who was at the reception talking with Josephine: Sarah. My energy came back when I saw her, radiant and smiling as usual, I spent the next hour telling her all of my stories nearly talking by myself and Sarah so kind to listen at me attentively. It’s so cool to see her, I’m so happy to spend sometime with Sarah for the next four days on the Te Araroa.
We had to go to Whanganui which is 80 kilometres from Pipiriki and we afforded ourself 4 days. We went to the rental company near the landing and asked for Sarah’s gear but Bob an 80 years old maori never heard about anything. He called the rental company and Rebecca my contact told us that she will arrive in 30 minutes with gear. While we were waiting Bob offered us coffee and food and told us about the coffee shop he used to have in his house. Once the gear was there, Bob offered to drive us to the landing. Hannah, Peter and others were there just finishing their canoe trip, we shared some of adventures then Sarah and I got into Big Mama and paddled down the river.
The paddling was so enjoyable and we just took our time, taking some rest on the canoe feet in the water or on a landing feet in the mud. The first day we ended on left side of the river and slept on the tent surrounding by cow poo. We spend a night at Downes hut the second day, a really nice little hut where we had a fire to boil our water and keep us warm. Our third night was at Hipango Park where we met Terry and Rob from the Rotary club, they were fencing the campsite. They gave us a tour and show us an old Maori pa site which is an old Maori village, nothing was there anymore we just could see the remains of big gullies protecting the village. We finally reached the fourth day Whanganui paddling against tide, wind and waves. We left the canoe on a school rowing club and walked through Whanganui as two hobos looking for a room. We finally after calling and checking backpackers and motel found a room in Braemar B&B.
Those last days were so refreshing for me, meeting Sarah on my way and spending time with her was just what I needed. We enjoyed so much and had so much fun paddling through this endless river meeting on our way sheep, wild goats, ducks, seagulls, cows and human beings.
I will spend a day off in Whanganui to replace my stove that I broke, all my gear are falling apart, and update the blog.

Je me suis réveillé dans la chambre ce matin complètement perdu et éreinté, je dois rencontré Sarah aujourd’hui et je commence à me faire du soucis. Elle devait être là hier soir ou au plus tard vers dix heure sur le quai. Je pars à sa rencontre, voir si elle m’attend en bordure de rivière mais rien, personne n’est là. Je retourne au camping et qui je retrouve à la réception en train de discuter avec Joséphine la propriétaire, Sarah. Elle est là, je retrouve toute mon énergie et mon sourire. Nous partageons nos dernières aventures puis nous nous dirigeons vers le point de location pour récupérer quelques affaires supplémentaires pour Sarah, Bob un vieil homme de 80 ans nous ouvre et nous fait savoir qu’il n’a pas eu vent de notre arrivée. Les affaires ne sont pas là, il appelle donc Rebecca mon contact de la compagnie de location, elle doit arriver d’ici une demi-heure avec tout le matériel. Bob nous offre gentiment un café et partage son lunch avec nous. Ils nous conte toutes les histoires des alentours et nous parle de son cafés qu’il avait il y a quelques temps avec sa femme ici même. C’est un chouette gars, une fois Rebecca là, il nous offre de nous conduire au bord de la rivière. Après nous avoir déposé et donné quelques conseils sur les rapides que nous allons affronter, nous embarquons enfin. C’est agréable de savoir que je vais avoir un compagnon de route pour quelques temps avec qui partager cette aventure. La rivière est toujours magnifique bien que totalement différente, la végétation ici n’est plus la même, moins dense et moins haute. La météo nous est favorable et c’est apparemment partie pour durer. Nous avons 4 jours devant nous et 80 kilomètres à parcourir ce qui nous permettra de profiter de chaque instant et de prendre notre temps et pour moi reposer mes pieds totalement détruit. Nous nous arrêtons le premier jour sur le bord de la rivière où nous plantons la tente entouré de bouse de vache, ça ne sent peut-être pas très bon mais la vue est magnifique. La deuxième nuit nous la passons dans refuge non-gardé Downes Hut, une ancienne petite cabane rénové pour accueillir des canoéistes. L’endroit est splendide entouré de palmiers et complètement isolé. Décharger et charger les affaires dans le canoë n’est pas une mince affaire chaque jour, surtout qu’on est vraiment chargé, mais ça nous vaut des bon coup de fou rire à glisser dans la boue et trébucher sur les racines. Ce soir nous faisons un bon petit feu pour faire bouillir de l’eau et nous tenir au chaud, personne n’est là et cela fait deux jours que nous pagayons sans croisé qui que ce soit, juste canards, moutons, vaches et chèvres sauvages qui nous amusent à bêler quand elle nous voit passer. Le troisième jour nous arrivons au camping d’Hipango où Terry et Rob du Rotary Club refont la clôture, ils nous proposent de nous faire une visite guidé d’un ancien village Maori un plus haut au dessus du camping. Et nous voilà parti avec Sarah en claquettes sur un sentier accompagné de nos deux guides, ils nous montrent deux tranchés creusées il y’a fort longtemps pour protéger un village Maori. Terry nous apprend à reconnaitre certains arbres les plus connus souvent au nom imprononçable ou difficile à mémoriser. Le lendemain nous préparons notre matériel et embarquons pour notre dernier jour sur la rivière. Ces derniers ont été vraiment agréable, Sarah et moi formons une super canoë team assez fainéante, mais je méritais bien ce laisser-aller. Cette dernière partie de la rivière n’est pas des plus simple à pagayer, la marée est contre nous et le vent aussi, mais nous arrivons sur Whanganui suffisamment tôt pour déposer le canoë dans une école d’aviron et arranger le ramassage du canoë avec une des coach. La recherche d’un endroit pour dormir ce soir là ne fut pas des plus simple mais après avoir appelé quelques motel et visité deux backpackers nous trouvons une chambre au Braemar B&B. Je vais rester là un jour pour mettre à jour le blog sur lequel j’ai pas mal de retard et profiter de cette dernière journée avec Sarah.

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Hannah asked me yesterday what was the worst day on the Te Araroa and I couldn’t answer but now I have the answer this one the 5th of February 2013. We started this morning Hanna, Peter, Libby and I, the weather was ok, but the wind started to be stronger. We met yesterday Peter and Libby at John Coull Hut, they were working together at Outward Bound and have huge knowledge about outdoor sports, they taught me how to paddle against the wind which helpt me a lot this day. I had to get to Pipiriki which is 50 km down stream from John Coull Hut, a big paddle for Big Mamma and I. I left my paddling companions in Mangapurua Landing 20 kilometres after and kept going by myself. At this point the weather got crazy, really strong wind facing me and freezing rain. I stopped over on the river bank to put some dry clothe on because I was literally freezing, I couldn’t anymore and kept going until eight pm. I took no pictures this day, I didn’t took the time, I had to meet Sarah the next morning and be in Pipiriki this night. I ended in Pipiriki exhausted and looked for a campsite, I brought all of my gear up on the road and stay at the campsite Whanganui River Adventure. I didn’t really enjoy this day as I had to do, but this part of the river before Pipiriki was really gorgeous I regret a bit the bad weather, but c’est la vie!

Hannah m’a demandé hier quel avait été la pire de mes expériences sur le sentier et j’ai été incapable de répondre, j’ai essuyé quelques mésaventures mais rien de dramatique. La pire de mes expériences c’est aujourd’hui que je vais la vivre mais pour le moment j’en suis à cent lieus de le savoir. Nous partons avec Hannah, Peter et Libby que nous avons rencontré hier soir. Ce couple a travaillé pour Outward Bound, une association qui encadre des jeunes en difficultés dans des activités sportives. Ils me donnent quelques conseils pour pagayer contre le vent qui commence sérieusement à se lever, mais rien de bien grave. Nous arrivons après une vingtaine de kilomètres à Mangapurua où je laisse mes compagnons de rivière pour continuer mon chemin seul. Je dois encore faire 30 kilomètres pour rejoindre Pipiriki, je me dois d’y être ce soir car demain Sarah doit me rejoindre dans la matinée. Le vent se met soufflet de plus en plus et ma progression devient de plus en plus dure, puis se rajoute à ça des pluies givrantes qui me glacent le sang me forçant à me couvrir des pieds à la tête, merci Mr Gore-Tex et propylène. Je continue de pagayer tant bien que mal sans m’arrêter, l’épreuve et rude et je ne prend pas le temps de capturer la beauté du paysage. Épuisé j’arrive à Pipiriki avant l’aube sur les coups de huit heure trainant mon fardeau de sac hors du canoë à la recherche d’un camping. J’arrive enfin au camping Whanganui River Adventure où je me paye un lit car ma tente et mon duvet son trempé de la nuit précédente passée sous la pluie. J’ai réussi, mais je suis totalement à bout de souffle, j’étais loin de penser que pagayer un canoë par moi-même serait aussi dur. Je viens de passer plus de onze heures à ramer sans m’arrêter et manger, je pense que je vais dormir comme une masse.

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I went to the Blue Duck Station (http://www.blueduckstation.co.nz) to wait for the canoe rental company and met Maggie and Wendy who work in this lodge. This lodge is just amazing they offer several activities and they protect the blue duck, which is an endemic species of New Zealand) against stoats and possums. Once the truck came I went to the river and met Martyn the guide who gave me some advice and the river safety. He told me that paddling by myself on a canoe would be really difficult. But I didn’t have any other choice Te Araroa is going by the river so to do that by myself. Before starting I met Hannah who is doing also the Te Araroa, we got along really well and paddled until the John Coull Hut together having really good time. Big Mama my canoe was unreal to paddle by myself but after some kilometres and looking at Martyn technic I handled it really well. The river was just breath taking, high cliffs were surrounding us cover of vegetation, it was really mystical.
When you get to the Whanganui River you have to book all of the huts before and I didn’t book any of them, because I wasn’t able to do that through the DOC website, I thought I could sneak and find campsite but the rain pouring down forced myself to stay with the others at the John Coull Hut campsite. Peter the hut’s warden came to check everyone, he was really kind and comprehensive with me and gave me just an invoice that I have to pay. Hannah and I met a bunch of interesting people and spent the evening drinking tea and having fun with the others.

Je suis allé attendre la compagnie de location qui doit m’apporter le canoë au Blue Duck Station et j’ai rencontré Maggie et Wendy qui travaille ici. Cet hôtel-chalet est vraiment spécial en plus de proposer de nombreuses activités il protège contre les phalanger-renards et hermines une espèce menacé endémique de Nouvelle-Zélande l’hyménolaime bleu, un petit canard vivant sur les bords des rivières environnantes. Le camion arrive enfin, je me dirige vers le bord de rivière pour récupérer mon canoë Martyn le guide qui accompagne un couple me donne quelques conseils pour pagayer tout seul sur un canoë, je sais que ça ne va pas être simple surtout que c’est une première pour moi, mais je n’ai pas vraiment le choix. Je fais la connaissance d’Hanna une kiwi qui fait elle aussi la Te Araroa, nous décidons de descendre la rivière ensemble. Hannah est vraiment adorable et nous partageons nos galères et fabuleuses rencontres faites en route. Le paysage est juste à couper le souffle, nous sommes entourés de hautes falaises couvertes de végétation, le brouillard et la pluie mystifient totalement la rivière. Après 37 kilomètres à pagayer avec une seule pause café nous arrivons enfin au refuge John Coull. Il me faut continuer mais Martyn me conseille de m’arrêter il est déjà tard, il me dit que je vais avoir du mal à rejoindre le prochain camping. La pluie met un terme au débat tombant en trombe, j’ai ma réponse je vais rester ici pour la nuit. Sur cette partie de la rivière, tu te dois de réserver chaque campings ou refuges car ils ne sont pas nombreux et il est quasiment impossible de planter sa tente en bord de rivière et réellement dangereux, la rivière en crue peut croitre de plus de 14 mètres. Malheureusement, j’ai été dans l’impossibilité de le faire sur le site de réservation et me retrouve un peu à la rue. Je tente le coup et plante ma tente, plus tard dans la soirée Peter le gardien vient nous voir pour vérifier si tout le monde à sa réservation. Il est plutôt compréhensif avec moi et me rédige une note que je devrais payer plus tard sans me mettre à la rivière…
Hannah et moi faisons la rencontre de canoéistes comme nous, vraiment agréable de partager nos aventures avec d’autres.

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Margaret, Jay and I went to see this ridge that she wanted to show me. We climbed on the truck, Jay on the back barking and enjoying the wind mouth wide open. Margaret showed me all the land she owned and explained me on our way everything about would harvest, sheep farming and cow farming. We arrived to the ridge and showed me evidence that this ridge was a see shore millions years ago and I could see pebbles at 400 metres over the level sea. Those rocks should be on the border of the sea carved by the wave coming and going. That was the proof that Mount Taranaki came after the mane lands forcing the Whanganui River to bend like that. On our way back, we tried to get left behind lamb home and I saw the amazing job of Jay listening at the order of Margaret and trying to take those “idiot” animals on the right way. Way up Jay, Hope up Jay, Speak up Jay, she was understanding everything and doing a wonderful job. Jay Margaret’s dog is the kindest ever, she even help Marageret when the path is steep to go up or go down. We came home and had a cup of tea and banana muffins. Stephanie showed me her photo album about her travel in France, then Margaret showed me the wool shed and how it’s working. For a 80 years old lady she has a lot of energy, I’m amazed by what she has achieved.
I packed my bag and left them, saying goodbye was really difficult, I wished I could have stayed longer.
I just had 15 kilometres to walk today and they weren’t as fun as I thought. It’s been three weeks there is no rain here and the road shoulder is dusty, difficult to find a spot away from the dust of the car. I finally get to Whakahoro, and went to the Blue Duck Cafe, one of the team member was waiting for me with a jug of grenadine. Dan the owner who I met on my way warn them that I was coming, isn’t it cool? Dan is a great guy, he had to leave the place but it would have been cool to spend more time with him. I’m going to stay in Whakahoro hut tonight which is an old school.

Je rejoins Margaret et Jay pour aller voir cette fameuse crête dans la forêt dont elle m’a tant parlé hier. Nous grimpons dans le camion, Margaret au volant et Jay dans la remorque aboyant de joie, la gueule grande ouverte profitant du bon air frais. Margaret me faire le tour de ces terres et m’explique ce qu’elle fait de ses terres. La plupart d’entre elles sont destinées à l’exploitation forestière de pins et l’autre partie n’est que forêts régénérées. Les terres d’exploitations forestière sont aussi utilisé pour laisser paitre vaches et moutons. Nous arrivons enfin sur cette fameuse crête et Margaret me montre la preuve que cette partie de la forêt à plus de 400 mètres d’altitude était il y a fort longtemps sur le littoral et quand le volcan maintenant appelé Mont Taranaki est sortie de sous les eaux il a poussé le littoral à cette altitude, déviant la rivière Whanganui. La preuve étant qu’à cette altitude il est rare de trouver des galets formés par mers et rivières et cette crête en est remplie. Nous revenons sur nos pas tentant de ramener cinq agneaux à la maison laissés pour compte. Je peux enfin voir le travail d’un chien de berger, Jay obéit au doigt et à l’oeil, Margaret tente de la guider à travers les hautes herbes avec des “Plus haut Jay”, “Aboie Jay”, Monte dans le camion Jay”. Jay fait un travail monstrueux, ne voyant pas grand chose elle se hisse sur ses pattes arrières et saute pour avoir un meilleur point de vue et ramène tout le monde sur le droit chemin.
Nous revenons à la maison pour une bonne tasse de thé bien méritée puis Margaret me fait faire le tour de l’endroit où ils tondent les brebis m’expliquant l’utilisation de tout l’attirail de torture.
Je suis impressionné par la quantité de travail qu’elle accomplit même si la majorité est faite par des compagnies extérieure, à 80 ans ça ne doit pas être simple d’être partout à la fois.
Je fais mon sac et reprend le chemin après des adieux assez difficile, j’aurais tant aimé rester ne serait ce que pour l’aider quelques temps. Il me faut maintenant marcher 15 kilomètres seulement, je pensais que ça aurait été plus simple que ça. Il n’y a pas eu de pluie pendant trois bonnes semaines et la route est poussiéreuse et l’air sec, chaque voiture que je croise laisse un épais nuage de poussière irrespirable. J’arrive enfin sur Whakahoro et m’arrête au Blue Duck Cafe, un des employés m’attend avec une carafe de grenadine bien fraiche. Dan le propriétaire que j’ai croisé plus tôt les avait prévenu de mon arrivé, je parle quelques secondes avec lui mais est sur le départ, dommage il avait l’air plutôt cool et j’aurais bien aimé en savoir plus sur ce qu’il fait ici. Un camping se trouve juste en face du café et il y a un refuge non gardé, une ancienne école aménagé en refuge. Je vais passer la nuit ici.

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I was still in my tent when I heard an engine noise on the farm track behind my tent, I went out and met the owner of this land. He wasn’t annoyed of my presence here and offer me to have a shower in the cottage. If I had met him yesterday I would have slept in the cottage, bad luck. While I was packing up Elaine the farmer’s wife came to see me. While we were having a talk about the Te Araroa issues passing through farm lands and hunting land, Scooter her dog peed on my tent, I think this guy wasn’t happy to see me sleeping on his land. I regret not to have met Elaine and her husband before they were really kind to me. I hit the road after cleaning my tent and let it dry. On my way I met again Elaine and her husband, then I kept going on my way. I walked really slowly today, enjoying my time. About 5 pm, I started to look for a place to pitch my tent, it wasn’t easy and I finally knock at a door. Margaret and her daughter Stephanie greeted me with a cup of tea and offered me to stay in a cottage behind their house near the wool-shed. Margaret retired doctor is taking care of her lands by herself helped by Stephanie, she told me the story of this land and offered me to take me on the morning to the ridge front of the house.

J’étais encore en train de rêvasser dans ma tente, quand j’ai entendu le moteur d’une voiture approcher, je me suis alors précipité dehors pour aller à la rencontre du propriétaire des lieux et faire mes excuses. Il ne m’a pas paru bouleversé de mon intrusion et m’a même proposé de prendre une douche dans la petite maison derrière laquelle j’ai planté le camp. Si je l’avais rencontré hier j’aurais eu un toit sous lequel dormir, pas de chance. Après cette rencontre, je me prépare à partir sans trop me presser et étend ma tente pour la faire sécher. Elaine la femme du fermier que j’ai rencontré plus tôt dans la matinée vient me voir et nous discutons, des problèmes causés par la Te Araroa traversant fermes et zones de chasse, quand soudain je surprend Scooter son chien urinant sur ma tente, celui-ci devais m’en vouloir un peu d’avoir pris mes aises sur son territoire. Je regrette un peu de ne pas avoir rencontré Elaine et son maris avant, ils ont vraiment été charmant avec moi. Je reprends la route un peu sur le tard, après avoir nettoyer ma tente et l’avoir faite
sécher à nouveau. Sur le chemin, je discute quelques temps avec Elaine qui se rend en ville et me propose de me déposer un peu plus loin sur la route, offre que je refuse gentiment. Je profite du paysage et marche très lentement, je ne suis toujours pas pressé par le temps. Aux alentours de cinq heure, je m’attèle à la harde tache de trouver un camp pour la nuit. Je frappe à plusieurs portes sans résultats personnes n’étant sur les lieux. J’arrive pour finir chez Margaret et sa fille Stéphanie, qui m’accueillent avec une tasse de thé et me propose de dormir dans une petite maison annexe à la leur, avec douche, toilette et trois petites chambres, le grand luxe! Margaret est docteur retraitée et s’occupe toute seule de ses terres aidés par sa fille. Elle me propose de faire le tour de sa propriété demain matin.

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I left the National Park Backpackers as fast as possible, it wasn’t a bad place to stay but I didn’t feel really good there. It’s a backpackers factory without any soul, you can tell that a lot of people are coming and going. I booked a canoe for the Whanganui River by phone on the morning for the 4th of February, I have three days to do 50 kilometres. So I took my time walking on the fisher track, a metalled road going down on a valley surrounding by hills. I ended on a deer farm, I could see some deers far away, it was difficult to get a picture of them. If you have a good eye, you can see them nearby a tree, but hard to tell. I walked onto a road farm looking for a spot to pitch my tent, but no spot. It’s difficult in New Zealand everything is fenced, even to get to the stream to fill my water bag was kind of difficult. I found a farm house without anyone and took the decision to pitch my tent behind it, I hope no one is going to tell me off.

Je viens de quitter le National Park Backpacker, ça n’a pas été bien difficile et c’est bien la première que cela m’arrive depuis que j’ai commencé la traversé. Non pas que les gérants soient odieux, mais ce genre d’usine à touristes me met hors de moi et me répugne. J’ai profité avant de partir de réserver un canoë pour le 4 Février, me laissant trois jours pour parcouru 50 kilomètres et rejoindre Whakahoro. Je peux donc prendre mon temps et profiter du paysage. J’emprunte le Fisher Track qui n’est autre qu’une route forestière traversant une magnifique vallée bordée de collines. La route atteint une ferme d’élevage de biche et cerfs. Cet élevage est en quelque sorte un parc d’attraction pour riches chasseurs, souvent des Etats-Unis qui viennent établir leur camp de chasse dans une luxueuse villa et chasser des cerfs d’élevage. Je ne cerne pas bien le but, mais apparemment certaines personnes payent pour ça…
Vous pouvez, si avez l’oeil, voir un cerf sur une des photos dans une prairie près d’un arbre, bon courage.
Après une bonne pause sous un arbre où je me suis laissé bercé par la chaleur estivale et une petite brise fraiche, je me suis mis à la lourde tache de trouver un camp pour la nuit. Le problème de la Nouvelle-Zélande c’est que sur le bord des routes il n’y a que des clôtures, et même l’accès au ruisseaux et impossible. Après avoir fait choux blanc sur près de 10 kilomètres, je me suis installé derrière une maison apparemment vide, j’espère que personnes ne viendra me chasser à coup de fusil.

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I woke up on the middle of the path a bit worried about people coming so I left early. On my way I could hear big flies everywhere, every rest I took wasn’t really relaxing, all of them came around me doing the biggest fly noise I never heard before.The Mangatepopo track led me to Chateau Tongariro in Whakapapa Village where I had a lunch at the Fergusson’s Cafe, there was a pétanque ground (Sort of french sport from the south of France). After enjoying this rest I took the Whakapapaiti Track, a splendid well formed track undulating under the Ruapehu Summit through streams and bogs, the scenery was breath taking. After being surrounded by this wild landscape, I reached the State Highway 47 to reach National Park Village, where I resupplied and find a room at the National Park Backpacker. I already miss being in the Tongariro National Park.

Je me suis réveillé un peu inquiet d’un quelconque randonneur voulant emprunté le chemin, ma tente occupant tout le chemin et les
buissons autour ne laissant que très peu de place pour trouver un autre passage. J’ai donc très rapidement quitté les lieux. Le chemin est détruit par la fonte des neiges et je peux facilement imaginé qu’au printemps ce chemin est impraticable. Les mouches ne me laissent aucun repos, je peux les entendre au loin bruyante et infatigable, à chacune de mes pauses elles viennent par dizaine les rendant impossible.
J’atteint enfin le Château Tongariro dans le village de Whakapapa où je prends un bon déjeuner au Fergusson’s Cafe. Une petite pensée pour la France en voyant un écriteau indiquant que l’on se faire une partie de pétanque, assez original. D’ici j’emprunte le chemin Whakapapaiti, un magnifique chemin bien modelé, ce qui est assez surprenant sur la Te Araroa, traversant marée, ruisseaux, rivières et forêts. La vue sur le mont Ruapehu est imprenable et le décor autour spectaculaire. Regrettant de quitter le chemin je retourne sur la SH 47 qui me dirige tout droit vers le village du parc national Tongariro où je me ravitaille pour les jours à venir et prend une chambre au National Park Bacpackers.

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